Réunis dès les premières heures de la matinée devant les locaux administratifs de Kyrnolia, à l'entrée d'Ajaccio, plus d'une centaine de salariés ont participé à un mouvement de grève à durée illimitée. Au cœur de leur mobilisation : la procédure disciplinaire engagée à l'encontre d'un délégué syndical.
Pétards, drapeaux syndicaux et ronflements de motos ont résonné ce mardi matin devant le siège administratif de Kyrnolia. Près d’une centaine de salariés se sont rassemblés afin de dénoncer la procédure engagée à l'encontre de l'un de leurs représentants syndicaux.
Selon les grévistes, le mouvement rassemble déjà une majorité des effectifs de l’entreprise. « Aujourd'hui, on fait grève parce que la direction a décidé de licencier le délégué syndical », explique Renaud Guisnet, électromécanicien au sein de la compagnie de l'eau et de l'ozone corse. « On est contre cette décision. »
Une procédure disciplinaire au cœur du conflit
Les salariés contestent les motifs avancés par la direction et dénoncent ce qu'ils considèrent comme un manque de transparence dans le dossier. « Une enquête interne a été diligentée, mais les reproches restent flous et nous n'avons pas accès aux documents que nous demandons », affirme Renaud Guisnet. « Ils ne veulent pas nous communiquer cette enquête interne. »
Les grévistes estiment que cette procédure disciplinaire s'inscrit dans un contexte social tendu, marqué notamment par un important mouvement social intervenu en juillet 2025. « Nous avons bien compris qu'ils veulent faire un exemple en s'attaquant au délégué syndical », poursuit-il. « L'an dernier, lors du conflit de juillet 2025, il y avait eu 97 % de grévistes. Les salariés ont le sentiment que l'on cherche aujourd'hui à affaiblir le syndicat. »
Parmi les autres revendications portées par les grévistes figure également l'application d'un protocole de fin de conflit signé à l'issue du mouvement social de juillet 2025. Selon eux, plusieurs engagements pris à cette occasion n'auraient jamais été concrètement mis en œuvre par la direction. Un grief qui alimente aujourd'hui le climat de défiance entre les salariés et leur employeur.
Selon les grévistes, le mouvement rassemble déjà une majorité des effectifs de l’entreprise. « Aujourd'hui, on fait grève parce que la direction a décidé de licencier le délégué syndical », explique Renaud Guisnet, électromécanicien au sein de la compagnie de l'eau et de l'ozone corse. « On est contre cette décision. »
Une procédure disciplinaire au cœur du conflit
Les salariés contestent les motifs avancés par la direction et dénoncent ce qu'ils considèrent comme un manque de transparence dans le dossier. « Une enquête interne a été diligentée, mais les reproches restent flous et nous n'avons pas accès aux documents que nous demandons », affirme Renaud Guisnet. « Ils ne veulent pas nous communiquer cette enquête interne. »
Les grévistes estiment que cette procédure disciplinaire s'inscrit dans un contexte social tendu, marqué notamment par un important mouvement social intervenu en juillet 2025. « Nous avons bien compris qu'ils veulent faire un exemple en s'attaquant au délégué syndical », poursuit-il. « L'an dernier, lors du conflit de juillet 2025, il y avait eu 97 % de grévistes. Les salariés ont le sentiment que l'on cherche aujourd'hui à affaiblir le syndicat. »
Parmi les autres revendications portées par les grévistes figure également l'application d'un protocole de fin de conflit signé à l'issue du mouvement social de juillet 2025. Selon eux, plusieurs engagements pris à cette occasion n'auraient jamais été concrètement mis en œuvre par la direction. Un grief qui alimente aujourd'hui le climat de défiance entre les salariés et leur employeur.
La direction évoque des faits « graves et circonstanciés »
Dans un communiqué transmis ce mardi, la direction de la Compagnie des eaux et de l'ozone de Corse (CEO-C) défend sa position.
Elle indique que la procédure disciplinaire engagée à l'encontre du représentant du personnel fait suite à « des faits graves et circonstanciés », révélés par une enquête interne confiée à « un cabinet d'avocats indépendant ».
Selon la direction, cette enquête aurait mis en évidence « des comportements et propos agressifs et menaçants » dont plusieurs collaborateurs auraient été victimes. Toujours selon l'entreprise, plusieurs salariés ont été entendus dans le cadre de cette enquête et les faits rapportés auraient eu pour conséquence de « dégrader leurs conditions de travail » et « d'altérer gravement leur santé ».
La direction affirme par ailleurs que cette procédure « n'a aucun lien avec l'exercice des mandats de représentant du personnel du salarié concerné ».
Réuni ce mardi matin à Ajaccio, le Comité social et économique devait être consulté sur cette procédure. En raison du statut protégé du salarié concerné, une éventuelle poursuite de la procédure nécessiterait ensuite la saisine de l'Inspection du travail, seule compétente pour autoriser ou non son licenciement.
Dans un communiqué transmis ce mardi, la direction de la Compagnie des eaux et de l'ozone de Corse (CEO-C) défend sa position.
Elle indique que la procédure disciplinaire engagée à l'encontre du représentant du personnel fait suite à « des faits graves et circonstanciés », révélés par une enquête interne confiée à « un cabinet d'avocats indépendant ».
Selon la direction, cette enquête aurait mis en évidence « des comportements et propos agressifs et menaçants » dont plusieurs collaborateurs auraient été victimes. Toujours selon l'entreprise, plusieurs salariés ont été entendus dans le cadre de cette enquête et les faits rapportés auraient eu pour conséquence de « dégrader leurs conditions de travail » et « d'altérer gravement leur santé ».
La direction affirme par ailleurs que cette procédure « n'a aucun lien avec l'exercice des mandats de représentant du personnel du salarié concerné ».
Réuni ce mardi matin à Ajaccio, le Comité social et économique devait être consulté sur cette procédure. En raison du statut protégé du salarié concerné, une éventuelle poursuite de la procédure nécessiterait ensuite la saisine de l'Inspection du travail, seule compétente pour autoriser ou non son licenciement.