Incendies : Santa Maria-di-Lota muscle son dispositif de prévention

Rédigé le 29/07/2025
Léana Serve

ans le cadre de sa politique de prévention des incendies, la commune de Santa Maria-di-Lota a signé, ce lundi 28 juillet, deux conventions triennales avec une association et une entreprise locales. Ces partenariats visent à assurer l’entretien régulier d’un secteur particulièrement exposé aux vents et donc à haut risque.

La commune de Santa Maria di Lota a signé deux conventions pour assurer l'entretien régulier de son OPCR

La commune de Santa Maria-di-Lota renforce sa stratégie de prévention contre les incendies. Ce lundi 28 juillet, la municipalité a signé deux conventions triennales pour l’entretien de l’ouvrage de protection collective rapprochée (OPCR), situé dans le secteur de la Corniche. Ce dispositif, mis en place en 2015 dans le cadre de la politique de prévention du territoire, des biens et de la population contre les incendies, combine “une bande débroussaillée réduisant la vulnérabilité des habitations, et une piste carrossable facilitant l’intervention des services de secours et d’incendie” en cas de feu.
 

Afin de renforcer l’efficacité de cette zone de sécurité, et pour “entretenir le pare-feu”, la commune vient de signer deux conventions avec l’association Études et Chantiers Corsica et l’entreprise Petra Furesta, et ce, pour une durée de trois ans. “L’association Études et Chantiers Corsica réalisera des missions fréquentes de petit entretien”, explique Guy Armanet, maire de Santa Maria di Lota. “Ils s’occuperont aussi de la réhabilitation des sources et des fontaines, avec des murets, des capteurs d'eau… des ouvrages en pierre sèche.” L’entreprise Petra Furesta, quant à elle, interviendra sur toute “la partie mécanisable”, en faisant passer des engins. “Ils seront chargés de mener des opérations structurantes et ponctuelles de démaquisage mécanique. Là, on est sur de plus grandes envergures et de plus grandes zones, avec un terrain escarpé et des étendues de plus de 100 mètres de bande débroussaillée.”
 

Une mesure importante dans un secteur particulièrement sensible, où les vents d’ouest, et notamment le Libecciu, favorisent la propagation rapide des incendies. “Dans notre commune, et de mémoire d’habitants de plus de 90 ans, le vent traverse toujours de la même manière. Hélas, on se rappelle tous de tristes événements de 2003 et des décès qu’il y a eu sur la commune, et on a gardé en mémoire ces épisodes délicats. On sait qu’un feu, par fort vent, a une trajectoire qui est quasiment toujours la même, c’est pourquoi on essaie de faire des pare-feu et des zones aménagées sur le territoire, et ce à plusieurs endroits”, précise Guy Armanet, en faisant référence à l’incendie du 31 août 2003, qui avait ravagé plusieurs milliers d’hectares de végétation.

Avec ces deux conventions, la municipalité souhaite gagner du temps avant chaque saison estivale. “Chaque année, à la même époque, on se retrouve tous débordés quand l’été arrive. Avec ces conventions, les interventions sont désormais planifiées, et on sait qu’on commencera à travailler au printemps, pour éviter d’avoir à le faire en urgence. Plus c’est planifié en avance, et plus c’est bénéfique pour tout le monde.” Mais le but reste surtout de protéger les habitants et les bâtiments de la commune, mais aussi de faciliter le passage des pompiers en cas de départ de feu. “Ça nous permet d’anticiper. En débroussaillant suffisamment, le feu devrait perdre de la vitesse, et son attaque par les pompiers sera alors plus facile. On fait aussi ça pour faciliter le passage des pompiers.”


L'un des endroits concerné par le dispositif