La pleine lune, du moment, éclatante suspendue au-dessus de la mer, projetant une traînée d’or sur les flots calmes, tandis que la ville de Bastia, avec son clocher de Santa Maria illuminé, veille en silence : l'image illustre parfaitement le célèbre refrain de la Barcarolle bastiaise : "A luna splende sopra Bastia" composée par Vincent Orsini et immortalisée par… l'ajaccien Tino Rossi !
Cette chanson, partition intemporelle s'il en est, a été composée en 1952 par Vincent Orsini*, poète et auteur passionnément attaché à la ville de Bastia où il était né en 1901 (voir ci-dessous). Elle a été popularisée quelques années plus tard par Tino Rossi, le chanteur ajaccien à la voix d’or, qui en fit une véritable ode romantique à Bastia dans laquelle Vincent Orsini transcrit avec finesse, la mélancolie douce et la beauté nocturne de la ville.
La chanson évoque les soirées d’été où la mer se confond avec le ciel, où la lune éclaire les flancs du Vieux-Port et les toits de Terra Nova. Les paroles décrivent une promenade imaginaire en mer, une déclaration d’amour faite à la fois à une femme et à une ville, dans une langue corse pleine de tendresse et de poésie.
Enregistrée, quelques années plus tard, par Tino Rossi la chanson devient rapidement populaire, notamment grâce à la sensibilité de son interprétation. Tino, l'Ajaccien, y insuffle une émotion particulière.
En fait, cette chanson est bien plus qu’un air : elle est une déclaration d'amour éternelle à la beauté nocturne de Bastia, à sa mer, à sa lumière, et à la mémoire collective des Bastiais attachés à leur ville.
* La Barcarolle Bastiaise, scritta dà Vincent Orsini (1901-1990) pruffissoru di mùsica in Bastia, cumpositore è cofundatore di u gruppu i Machjaghjoli
La chanson évoque les soirées d’été où la mer se confond avec le ciel, où la lune éclaire les flancs du Vieux-Port et les toits de Terra Nova. Les paroles décrivent une promenade imaginaire en mer, une déclaration d’amour faite à la fois à une femme et à une ville, dans une langue corse pleine de tendresse et de poésie.
Enregistrée, quelques années plus tard, par Tino Rossi la chanson devient rapidement populaire, notamment grâce à la sensibilité de son interprétation. Tino, l'Ajaccien, y insuffle une émotion particulière.
En fait, cette chanson est bien plus qu’un air : elle est une déclaration d'amour éternelle à la beauté nocturne de Bastia, à sa mer, à sa lumière, et à la mémoire collective des Bastiais attachés à leur ville.
* La Barcarolle Bastiaise, scritta dà Vincent Orsini (1901-1990) pruffissoru di mùsica in Bastia, cumpositore è cofundatore di u gruppu i Machjaghjoli
Vincent Orsini, le poète-président de la République libre du Macchione
Auteur de la célèbre Barcarolle bastiaise — dont le refrain "A luna splende sopra Bastia" est encore dans toutes les mémoires — Vincent Orsini fut bien plus qu’un simple chansonnier. Il était une figure bastiaise à part entière, un amoureux de sa ville, un artisan des mots, et surtout, un maître de la macagna, cette ironie que l'on cultive avec un art particulier chez nous, mêlant tendresse et moquerie fine.
Sur les hauteurs de Bastia, il avait proclamé la naissance de la République libre du Macchione, petit État imaginaire dont il se désignait fièrement président. Ministres fictifs, lois loufoques, cérémonies protocolaires parodiques : tout était prétexte à rassembler les gens du quartier autour de la chanson, de la parole vive, de la mémoire populaire.
Vincent Orsini célébrait la vie bastiaise avec humour et poésie, chantant l’amour, les femmes, la mer et les ruelles escarpées de Terra Nova. Ses soirées étaient réputées, tout comme son sens de la formule et son attachement à la langue corse. En lui, Bastia avait un troubadour moderne, un poète du quotidien, à la fois légendaire et profondément ancré dans la réalité d’un quartier vivant.
Aujourd’hui encore, quand la lune se lève sur le vieux port, ses mots semblent flotter dans l’air :
"A luna splende sopra Bastia ,U vecchiu portu pare cuntempla.."
Sur les hauteurs de Bastia, il avait proclamé la naissance de la République libre du Macchione, petit État imaginaire dont il se désignait fièrement président. Ministres fictifs, lois loufoques, cérémonies protocolaires parodiques : tout était prétexte à rassembler les gens du quartier autour de la chanson, de la parole vive, de la mémoire populaire.
Vincent Orsini célébrait la vie bastiaise avec humour et poésie, chantant l’amour, les femmes, la mer et les ruelles escarpées de Terra Nova. Ses soirées étaient réputées, tout comme son sens de la formule et son attachement à la langue corse. En lui, Bastia avait un troubadour moderne, un poète du quotidien, à la fois légendaire et profondément ancré dans la réalité d’un quartier vivant.
Aujourd’hui encore, quand la lune se lève sur le vieux port, ses mots semblent flotter dans l’air :
"A luna splende sopra Bastia ,U vecchiu portu pare cuntempla.."